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En janvier dernier, 60 journalistes européens issus du milieu de la presse automobile ont élu la Renault 5 E-Tech comme « Voiture de l’année 2025 ». Est-ce que les premiers adoptants de la citadine électrique du Losange pensent que cette distinction est méritée. Nous avons posé la question à quatre d’entre eux choisis au hasard. Ils sont déjà unanimes pour dire que ce modèle a changé le regard de beaucoup sur les VE.
Blanche en finition Techno, verte (Techno), jaune (Techno) et noire (Iconic), les quatre Renault 5 E-Tech appartiennent respectivement à Dan, Maryline, Jérémy et Tony. Cette diversité des couleurs n’est pas volontaire : nous ne connaissions pas à l’avance cette information en sollicitant ces électromobilistes de 42, 66, 27 et 51 ans. Avec une petite exception pour l’automobiliste bretonne qui a été surprise d’être sollicitée pour la rédaction du présent article alors qu’elle venait tout juste de se garer devant chez moi.
Les profils de nos témoins sont également diversifiés. Juriste suisse, Dan roule en électrique depuis 2020. D’abord avec des Skoda Citigo e iV et Enyaq, les personnes qui composent son foyer sont désormais transportées en Volvo XC40 Recharge et dans la Renault 5 reçue en décembre 2024.
Assistant d’accueil en Haute-Saône, Tony est aussi passé à l’électrique il y a un peu plus de quatre ans, en commençant par une Renault Zoé qui vient donc de céder sa place peu avant Noël à la nouvelle citadine électrique Made in France. L’autre voiture du foyer, succédant à une Dacia Lodgy, est une Renault Megane E-Tech.
C’est cette même compacte que Jérémy voulait au départ acquérir d’occasion pour passer à l’électrique en abandonnant une Ford Fiesta essence. En se rendant dans une concession, le technicien isérois en R&D sur les semi-conducteurs a finalement jugé trop grosse la Megane pour son usage quotidien : « Si la Renault 5 E-Tech n’était pas là, je pense que je serais passé à l’électrique plus tard ». C’est également ce que nous a confié Maryline qui continue à mener une vie très active alors qu’elle est à la retraite de son activité d’éducation canine à domicile.
Ayant remplacé sa Renault Clio Estate, la seule femme de notre sélection utilise sa 5 E-Tech pour des déplacements très divers, principalement en ville. D’où un kilométrage peu élevé de l’ordre de 600 km en un peu plus de deux mois et demi.
Utilisant les transports en commun pour se rendre à son bureau, Jérémy se sert de sa citadine électrique principalement le week-end, pour de petits déplacements locaux comme les courses, mais aussi pour des allers-retours de 360 km afin de rendre visite à ses parents en Haute-Savoie. S’il n’emprunte que très occasionnellement l’autoroute, ses trajets mixtes comprennent de la ville et des voies rapides.
Dans le foyer de Dan, la Renault 5 E-Tech est privilégiée lorsque ce n’est pas toute la famille qu’il faut transporter : « C’est autant ma femme que moi qui l’utilisons. Pour mes trajets domicile-travail et retour, je parcours 64 km à la journée. La Renault 5 est notre seconde voiture, servant aussi à faire les courses ».
À lire aussiTémoignage : arrêter la LOA de sa voiture électrique, une galère ?Chez Tony, la citadine est promise à un usage bien plus intensif. Reçu mi-décembre, son compteur affiche déjà dans les 8 000 km au 10 mars 2025 : « Elle devrait parcourir de 25 000 à 30 000 km par an, en plus des 15 000-20 000 km de la Mégane. Dans ces conditions, rouler en électrique est plus économique. Ma femme utilise la Renault 5 pour se rendre à son travail, et moi afin de transporter pour des soins les enfants que nous accueillons ».
Le fait que Renault appuie sur la fibre nostalgique avec sa 5 E-Tech a déjà été bien débattu dans les commentaires. Nos quatre témoins adhèrent complètement à ce choix, y compris le benjamin du panel : « Le look de cette citadine est inimitable. Grâce à un oncle mécano, j’ai baigné dans les vieilles voitures, dont les 4L en particulier ».
De son côté, Maryline avoue un coup de cœur en rapport avec son historique d’automobiliste : « J’ai eu deux anciennes Renault 5 quand j’étais jeune, en finitions GTL et GTS ».
Au cours de notre discussion, Tony a aussi évoqué une « Renault Super 5 en première voiture, avec laquelle je n’ai rencontré aucun souci ». Il a par ailleurs remarqué que le look de la Renault 5 E-Tech agit sur les autres : « Avant, les gens venaient me voir pour me poser des questions sur mes voitures électriques et en particulier concernant la Megane. Ça finissait souvent sur la question de l’autonomie que beaucoup trouvent insuffisante pour les VE. Rien de tout cela avec la R5 E-Tech : on nous dit qu’elle est sympa et pas mal de personnes imaginent maintenant passer à l’électrique. Je trouve ça incroyable ».
Ce témoignage rejoint ce qu’un concessionnaire a confié à Dan : « C’est la première voiture depuis longtemps qui nous amène du monde devant le garage ». Pour notre lecteur suisse, cette Renault 5 « est arrivée au bon moment, lorsqu’il nous fallait une nouvelle seconde voiture. Son design a fait l’unanimité chez nous ainsi que dans nos amis et familles proches. C’est une voiture superbe, craquante, bien proportionnée, avec ce qu’il faut de sportif ».
Google Automotive est en général très bien noté, qualifié de « vraie plus-value et de bond technologique » par Jérémy qui se dit « passionné de nouvelles technologies ». Dan complète : « J’apprécie ce système avec sa cartographie Google Maps qui permet de bien planifier les déplacements en tenant compte de la situation en temps réel, comme les accidents. C’est un excellent dispositif, avec une autonomie estimée qui s’affiche bien ».
La précision du rayon d’action est également mise en avant par Tony : « Lorsque le système m’indique que je peux arriver à la maison avec 5 % d’énergie restante, je sais que je peux le faire sans stress. Cette information est bien moins fiable sur les Peugeot e-208 ».
Découvrant l’électrique avec sa Renault 5 E-Tech, Maryline aligne de nombreux points positifs : « J’aime bien la maniabilité et la vélocité de cette voiture. Elle est confortable même en passant sur les dos d’âne. Dans les sièges baquets, on est bien assis. J’apprécie Reno, l’avatar qui vient dire bonjour de façon différenciée selon le moment de la journée. Je lui parle, lui réponds quand il me demande, par exemple, s’il peut lancer la climatisation lorsqu’il a remarqué de la buée sur les vitres ».
Tout autant novice, Jérémy partage avec la Bretonne plusieurs remarques positives, comme l’agrément de conduite « fou et incroyable » sans boîte de vitesses à gérer : « Venant de ma Fiesta 70 ch, je trouve que ma Renault 5 a du peps avec ses 150 ch. Il y a ce silence aussi, et la partie économique. Je peux recharger à mon travail, le plein complet de la batterie me coûtant moins de 10 euros ». Écoutant de l’électro, il se sent « dans un cocon » en profitant de l’option sono Harman/Kardon, et avoue que la participation de Jean-Michel Jarre pour les bruits du véhicule lui « fait plaisir ».
Les aides à la conduite sont essentiellement perçues comme qualitatives par nos témoins. Maryline souligne toutefois en point faible à ce sujet : « Sur les départementales étroites, lorsque l’on roule sur les traits du milieu, le système renvoie la voiture sur la droite ». Sans doute cette appréciation montre-t-elle que les constructeurs devraient former un peu les conducteurs qui ne connaissent pas encore ces assistances.
Certaines sont plutôt à exploiter sur les autoroutes, voies rapides, ou a minima sur des routes suffisamment larges et bien balisées, comme nous l’a assuré Tony. Dan confirme : « La qualité des aides à la conduite comme le maintien dans la voie, le régulateur adaptatif et le détecteur d’angle mort est vraiment très bonne, y compris sous des pluies torrentielles, comme j’ai pu déjà l’éprouver. Je précise que j’ai pris en option le pack Advanced Driving Assist ». Il apprécie de pouvoir supprimer les bips envahissants en cliquant deux fois de suite sur un même bouton au tableau de bord, à gauche du volant.
Revenons à l’électromobiliste d’Ille-et-Vilaine qui se réjouit du « bon fonctionnement de la commutation automatique des feux de route et de croisement ».
Tout n’est cependant pas parfait sur la Renault 5 E-Tech. Dan, qui précise toutefois que « rien ne me fait aujourd’hui regretter mon achat », pointe : « Le sélecteur de vitesses n’est pas très réactif. Lors des manœuvres, on ne peut pas changer de sens tant que le véhicule n’est pas complètement à l’arrêt. Ça mériterait un certain affinement, purement logiciel sans doute ».
Pour Jérémy, « il est dommage que les appuie-têtes de la banquette ne rentrent pas dans le dossier, ce qui nuit à la visibilité par la lunette arrière ». Il juge assez sévèrement l’application smartphone qui « a beaucoup de retard ». Il n’est pas le seul à être de cet avis. Tony compare : « Il n’y a pas eu d’évolution à ce sujet depuis ma Zoé de 2020. On peut au moins lancer le préchauffage de l’habitacle à distance ».
De son côté, Maryline indique : « Le logiciel pour le garage virtuel me soûle énormément. Un jour sur deux ça ne marche pas avec un message ‘Erreur serveur’ ».
Bien que nombre d’automobilistes jugent peu exploitables les places à l’arrière sur la Renault 5 électrique, nos quatre témoins sont moins radicaux. Ainsi Dan : « J’avais essayé avec mes enfants avant d’acheter ce modèle. C’est vrai qu’il y a peu de place, mais ça reste une petite voiture. Je mesure 1,78 m. C’est ma fille de six ans qui va parfois derrière moi. Ce qui est effectivement dommage, c’est qu’elle ne peut pas passer ses pieds sous le siège avant. Ils se retrouvent donc dans le dossier de mon fauteuil ».
Derrière Maryline, c’est de temps en temps le petit-fils de 16 ans qui voyage : « Il mesure 1,70 m. Comme j’ai rehaussé mon siège pour avoir une bonne position de conduite, il peut glisser ses pieds dessous ».
À lire aussiTémoignage : voici comment conserver sa voiture électrique le plus longtemps possibleAvec son 1,85 m, Tony rencontre-t-il des difficultés à ce sujet ? « Mon siège n’est pas complètement reculé. Avec des ados ou des adultes, oui, ce serait serré. Mais, avec les enfants de 9-10 ans que je transporte parfois sur 200 km certaines matinées, ça se passe sans souci ».
Et le coffre ? Maryline le trouve « petit, mais on peut quand même mettre pas mal de choses dedans ». C’est moins vrai pour Jérémy : « Avec la sono Harman/Kardon, j’ai le subwoofer qui condamne le double-fond, ce qui m’oblige à laisser traîner le câble de recharge dans le coffre. Ce qui n’est toutefois pas rédhibitoire ».
Avec la batterie d’une capacité énergétique de 52 kWh, Renault crédite sa citadine branchée d’une autonomie WLTP « jusqu’à 410 km ». Si on se contente d’une petite opération, on trouve alors une consommation de 12,68 kWh/100 km. Ce que n’ont pas vraiment constaté nos quatre témoins. En Haute-Saône, Tony a relevé : « 18 kWh/100 km avec -5° C, alors que la voiture était garée dehors. C’est vrai que la consommation grimpe pas mal en hiver, mais la 5 E-Tech n’est pas une si mauvaise élève ».
Dan modère également : « Nous avons reçu nos voitures en décembre, ce qui a pu amener à juger un peu trop vite les chiffres. Il faisait aussi -5° C chez moi, en Suisse, à cette époque. Maintenant, avec 14° C, pour mes parcours mixtes avec ville, autoroute et route à 80 km/h, j’ai des consommations de l’ordre de 13 kWh/100 km. Laissons-nous un an pour bien évaluer les performances de cette voiture à ce sujet ».
En Bretagne, « la Dodue », comme Maryline appelle sa voiture « parce qu’elle est plus large au niveau des roues », s’en tire avec des chiffres variant de 16 à 18 kWh/100 km : « Il me manque une centaine de kilomètres d’autonomie par rapport à ce qu’indique Renault ».
Jérémy, lui, est dans une autre philosophie : « Je ne fais pas attention à ma conso. Là, par exemple, avec un niveau d’énergie à 78 %, le système m’indique 250 km restants. Je ne trouve rien à redire là-dessus. Ce que je sais, c’est que si j’ai besoin de faire de longs trajets, il y a suffisamment de bornes de recharge pour que ça se passe bien ».
Nos quatre témoins ont été contactés en leur soumettant comme question maîtresse de leurs retours d’utilisation : « La Renault 5 E-Tech mérite-t-elle son prix de voiture de l’année 2025 ».
Démarrons avec Jérémy qui n’est pas perturbé par la campagne de rappel de sa voiture : « Je préfère que ce soit pour un onduleur mal programmé que pour un airbag qui risque de me sauter à la figure. La 5 électrique avait des concurrentes sérieuses, comme la Kia EV3 sur laquelle j’aurais aussi pu partir. Je pense avoir trouvé avec la citadine de Renault la voiture qui correspond à mes besoins, mais aussi que l’attribution du titre est méritée. Je voyais les autres VE comme de simples moyens de transport. Avec elle, j’ai le sourire en la conduisant ».
C’est également ce que pense Tony : « Ce n’est pas facile de comparer avec les autres voitures en face de la 5 E-Tech. Elle cochait tous nos critères au moment de faire un choix, y compris celui de l’autonomie réelle, même en hiver. Ce qui a aussi fait la différence pour nous, c’est le V2L qui est très pratique. Par rapport à l’actuel marché, les voitures au même tarif sont moins bien, et celles qui offrent des prestations égales sont plus chères. Si on s’en tient à ça au moins, oui, le prix de meilleure voiture de l’année est mérité pour la Renault 5 ».
La réponse à la question est également positive pour Maryline qui espère bien « conserver longtemps sa voiture coup de cœur ». Dan ne va pas conclure avec un autre état d’esprit : « Je ne suis pas fan boy de Renault, mais oui, cette Renault 5 E-Tech mérite ce prix, car rien d’autre n’est à sa hauteur. Le rapport prix/prestation est excellent, et le modèle commercialisé est resté très proche du design du concept ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Maryline, Jérémy, Tony et Dan pour leur accueil, leur sympathie, et le temps pris à répondre à nos questions.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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