AccueilArticlesSupprimer les ZFE pourrait coûter 3 milliards d'euros à la France selon la Direction générale du Trésor

Supprimer les ZFE pourrait coûter 3 milliards d'euros à la France selon la Direction générale du Trésor

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Alors que des députés envisagent de supprimer les ZFE en France, le gouvernement monte au créneau. Dans une récente note, Bercy estime que l’abandon du dispositif pourrait coûter très cher à notre pays.

Des députés veulent supprimer les ZFE

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) ont été instaurées en 2019 par la Loi d’orientation des mobilités, puis renforcées par la loi Climat de 2021. Ces zones, qui limitent la circulation des véhicules les plus polluants dans certaines agglomérations, visent à améliorer la qualité de l’air et à réduire les émissions de particules fines.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants doivent disposer d’une ZFE, mais le dispositif suscite des critiques de plus en plus importantes de la part des automobilistes et des politiques. Le 26 mars, des députés ont même voté en commission pour la suppression des ZFE dans le cadre de la « loi simplification ».

Les enjeux financiers sont importants pour la France

Toutefois, dans une récente note publiée par la Direction générale du Trésor, on apprend que la suppression des ZFE pourrait coûter jusqu’à 3 milliards d’euros à la France. En effet, la Commission européenne pourrait considérer cette décision comme une rupture d’engagements. Cela mettrait en péril les prochains paiements prévus dans le cadre du Plan National de Relance et de Résilience (PNRR).

Ce plan, qui prévoit 40,3 milliards d’euros de subventions jusqu’en 2026, est conditionné au respect de certains engagements, dont la mise en place des ZFE. En 2025, la France doit, par exemple, recevoir 3,3 milliards d’euros à ce titre. Le gouvernement, par la voix de la ministre de la Transition énergétique, s’est opposé à cette proposition, soulignant que les discussions sur la suppression des ZFE « envoient un signal politique négatif ».

Selon le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher, l’éventualité d’un abandon des ZFE pourrait remettre en cause les subventions déjà obtenues pour leur mise en place. On comprend donc que cette suppression ne représente pas seulement un défi environnemental, mais aussi un risque financier majeur pour notre pays. Les enjeux sont considérables, tant sur le plan de la santé publique que sur celui des finances nationales.

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