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Mise à jour pour le best-seller aux anneaux ! Au programme de la nouvelle A3 hybride rechargeable : un léger restylage, une mise à jour techno, mais aussi et surtout une toute nouvelle endurance 100% électrique. Notre essai complet de l’Audi A3 TFSI e.
Lancée en 1996, l’Audi A3 est une véritable success-story. Depuis, la compacte s’est écoulée à plus de 6 millions d’unités dans le monde, dont 366 000 en France. Pour cette nouvelle mouture, l’allemande s’octroie une nouvelle motorisation hybride rechargeable, doublée d’une plus grosse batterie. De quoi améliorer ses performances, mais aussi doubler son autonomie électrique. Le constructeur nous rappelle l’entrée de l’A3 dans l’hybridation, avec le cylindre à la demande en 2014. Vient ensuite la première compacte premium PHEV en 2016, l’A3 e-tron avec 50 km d’autonomie. En 2020, elle passe à 70 km d’autonomie. Place aujourd’hui à l’Audi A3 TFSI e, et ses 142 km d’autonomie électrique.
Un restylage familier par ailleurs, puisqu’il s’agit des évolutions de design que l’on découvrait l’année dernière sur les modèles thermiques. Notre nouvelle Audi A3 TFSI e reprend donc la face avant revisitée : la nouvelle calandre plus plate et sans encadrement, les phares redessinés avec signature lumineuse personnalisable, ou encore le bouclier avant avec ses grandes entrées d’air latérales. De quoi rendre le tout un peu plus sportif, sans oublier la nouvelle livrée « Vert District » au catalogue. Sa silhouette un poil plus musclée s’accompagne également des nouveaux logos, plus discrets et aplatis eux aussi. Du reste, on retrouve l’allure moderne et racée de celle qui inaugurait le segment des compactes premium à son arrivée. Forcément, construction et assemblages sont toujours soignés et impeccables.
Notre modèle d’essai est une Audi A3 Sportback S Line 40 TFSI e de 204 ch. La berline s’habille d’une livrée Bleu Ascari, avec pack esthétique Noir Plus. Soit des logos (avant et arrière) et lettrages d’identification de couleur noire. Ses dimensions : 4,35 m de long, pour 1,82 m de large, et 1,44 m de haut. Le tout posé sur des jantes de 18 pouces, à 5 branches en Y. Notre Audi A3 TFSI e accueille par ailleurs un toit panoramique en verre et des vitres arrière surteintées. Le duo S Line / Bleu Ascari lui donne un style à la fois sportif et discret, très appréciable selon nous. Amateur de détails chromés, votre serviteur lui aurait préféré deux trois touches çà et là, façon Audi A3 de troisième génération. Mais ça, c’est purement subjectif, et notre modèle d’essai en jette parfaitement !
À lire aussiL’Audi A3 électrique arrivera en 2026Du chrome, il y en a tout de même à bord de cette Audi A3 TFSI e. La compacte nous accueille dans un habitacle digne des berlines plus onéreuses de la marque : un intérieur là aussi sportif (S Line oblige), qui se distingue par ses nombreuses surfaces moussées. Inserts décoratifs, accents chromés des grilles d’aération, extension du pack éclairage d’ambiance sur les portes et la console centrale… La planche de bord et le poste de conduite sont on ne peut plus premium. Comme le reste de la gamme A3, les commandes physiques sont encore bien présentes, ouf ! Volant multifonctions, commande de climatisation, boutons dans les portes, c’est ce qu’on aime. On retrouve également le duo d’écrans composé du combiné Virtual Cockpit, et du grand écran central tactile. Tous deux brillent par leur réactivité et leur fluidité, rien à redire sur ce point.
Confort et habitabilité ne sont pas en reste. Les sièges sport de notre Audi A3 TFSI e sont accueillants et confortables, un brin ferme (juste ce qu’il faut). À l’image du typage de l’auto une fois sur la route, comme nous le verrons. Les occupants avant bénéficient d’un maintien latéral des plus corrects, en plus du réglage électrique pour lombaire. Les passagers arrière sont, eux aussi, plutôt bien lotis, dans les limites d’une compacte. Si le toit panoramique apporte lumière et garde au toit, les plus grands risquent de voir leur espace aux jambes un poil limité. Hybride rechargeable oblige, c’est du côté du coffre que le bât blesse. Son volume baisse drastiquement, passant de 380 à 280 l. De même, le réservoir de carburant perd quelque 5 l, passant de 45 à 40 l. Un mal nécessaire pour notre compacte premium PHEV.
Ou comment résumer les prestations de notre Audi A3 TFSI e, idéale pour la famille comme pour les petites routes. La grande nouveauté se passe côté motorisation PHEV, qu’elle partage avec la Volkswagen Golf eHybrid. Cette 40 TFSI e embarque donc un moteur 1.5 TFSI evo2 de 150 ou 177 ch. Il est associé à un moteur électrique de 85 kW (115 ch) et 330 Nm dans la boîte de vitesses S Tronic 6 à double embrayage. La puissance cumulée atteint 204 ch (notre modèle d’essai) ou 272 ch. Sur la route, la compacte nous emmène confortablement et dans le silence. On soulignera tout de même une certaine fermeté, puisque cette A3 PHEV accueille des amortisseurs un poil plus raides. Ce qui n’est pas pour nous déplaire, puisque l’on profite davantage de l’excellente liaison au sol. Remontée d’information, réactivité du train avant, train arrière joueur à la demande…
L’Audi A3 TFSI e n’a pas réellement de défauts. Facile en ville au quotidien, elle est volontaire quand il s’agit de donner du rythme. Son seul manque ? Les suspensions pilotées. Heureusement, les suspensions raffermies profitent à la tenue de route impeccable, au prix d’un ressenti plus marqué des chaussées endommagées. Côté modes de conduite, pas de grande surprise. Des démarrages toujours en EV, suivis de la possibilité de rouler en 100% électrique, ou en Hybride Auto. En 100% électrique, silence et fluidité sont de mise, et les accélérations sont réactives sans pour autant nous satelliser. C’est suffisant. En Hybride Auto, la voiture gère intelligemment performances et consommations comme nous le verrons. Le mode Sport met quant à lui l’accent sur la réactivité de la boîte et de la cartographie pédale, en conduite plus dynamique. Après tout, avec 204 ch, il y a déjà de quoi faire.
L’alimentation électrique de l’Audi A3 TFSI e repose donc sur une batterie de 25,7 kWh (19,7 kWh utiles). Soit le double de la génération précédente, pour une autonomie électrique doublée elle aussi. Le constructeur annonce, en effet, jusqu’à 143 km en mode EV, une belle prouesse sur le papier. En pratique, cette A3 Sportback PHEV ne déçoit pas ! Sur un premier parcours en mode EV forcé, nous avons atteint 92 km sur une charge complète. Ceci sur un trajet mixte avec de la voie rapide, et sous 3 à 4°C. Un parcours plus urbain permet de grimper à 130 km en adoptant une écoconduite naturelle, sans non plus plafonner à 30 km/h. Si les 143 km sont optimistes, ils ne sont donc pas irréalisables à condition de forcer le trait sur l’économie. Au-delà du mode EV, c’est en Hybride Auto que l’allemande crée la surprise.
En association avec le GPS, le mode Hybride Auto sollicite intelligemment l’électrique et l’essence. Toucher de pédale, tracé de la route approche des ronds-points et intersections, exploitation de l’inertie… Sans oublier les zones d’embouteillages, qui seront passés en tout électrique. Résultat 70 km plus loin : une consommation moyenne de 5,1 l/100 km… batterie vide ! Parfaitement dans les valeurs annoncées par la marque, de 4,9 à 5,4 l/100 km. Voilà le véritable atout de cette Audi A3 TFSI e : son efficience. De quoi parcourir environ 900 km sur un plein d’essence + batterie. Mention spéciale à la recharge, compatible charge rapide 50 kW en courant continu. Grâce à la prise CCS, 26 minutes suffisent pour le 0 à 100% en 50 kW. Compter 2 h 30 en 11 kW AC, et 12 h en 2,3 kW AC à domicile. L’hybride rechargeable aux anneaux continue de marquer des points.
À lire aussiNouvelle Audi A5 : une grosse autonomie électrique pour les versions hybrides rechargeablesEn résumé, cette Audi A3 TFSI e est une belle surprise. D’une part, elle reprend les qualités de la compacte premium allemande. Style, construction, qualité perçue à bord, et agrément de conduite sont au rendez-vous. D’autre part, elle sort le grand jeu en matière d’hybridation. Consommations maîtrisées, mode Hybride Auto très abouti, et charge rapide font un trio redoutable. Forcément, tout ceci a un prix. La nouvelle A3 Sportback en finition de base Design démarre à 47 900 €. Pour notre modèle S Line, ce sera 51 850 €. Avec l’ensemble des options et équipements de notre modèle d’essai, on grimpe même à 60 660 € ! Côté financement toutefois, Audi propose un loyer de 390 €/mois après un premier apport de 3 900 €.
N’oublions pas les fameuses fonctions à la demande, des fonctions qu’il est possible d’avoir par abonnement (un mois, six mois, un an, deux ans, trois ans, ou en achat définitif). Quelques exemples au tarif mensuel :
En achat définitif, le prix peut varier de 165 € (assistant feux de route) à 2 990 € (MMI Navigation Plus et Virtual Cockpit). Compter 825 € pour le régulateur adaptatif, ou encore 600 € pour l’Audi Smartphone Interface. Cette logique « d’achats intégrés » peut néanmoins être pertinente en cas de revente, ou d’achat de lots (flotte) pour des configurations différentes. L’activation est, en effet, possible post achat, ce qui permet de revaloriser le véhicule au cours de sa durée de vie. Mais vous, qu’en pensez-vous ?
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